Tour de France de l'immobilier : Nantes

Des berges de la Loire au château des ducs de Bretagne en passant par les hauteurs du Nid sans oublier le jaune canari de la Baugeoire. Cette semaine, on vous donne rendez-vous à Nantes pour notre 4ème étape du Tour de France de l’immobilier. Situation géographique idéale entre terre et mer, charme mi-breton mi-grand-ouest, Nantes est une ville propice à la balade aussi bien à vélo qu’à pied. Aussi bien dans le centre-ville que sur ses quais historiques comme le quai de la Fosse aussi appelé le quai de la fesse en raison des nombreuses maisons closes qui s’y trouvaient au début du XXème siècle. Vous l’aurez compris, Nantes est une ville où il fait bon vivre.

Aujourd’hui premier pôle économique du Grand Ouest, Nantes est une ville tournée vers la mondialisation et les transports à l’image du grand projet de rénovation de la gare. En 1851, le premier train mettait 9h30 pour rejoindre la capitale tandis qu’aujourd’hui Paris est à moins de 2 heures, 1h56 précisément.

Du milieu du XVIIème au milieu du XIXème, la ville connaît la prospérité économique avec le commerce colonial et la traite négrière. D’ailleurs, on retrouve encore aujourd’hui des traces de ce passé plus sombre, comme des mascarons aux traits africains sur la façade et les balcons en fer forgé des immeubles de l'île Feydeau. Pour la petite histoire, le quartier de l’île Feydeau, situé en plein cœur de Nantes a été construit au milieu du XVIIIème siècle sur pilotis. Il est constitué d’immeubles luxueux qui appartenaient pour la plupart à des négociants-armateurs. 

Actuellement, 6ème ville de France, la métropole de Nantes regroupe aujourd’hui 610 000 habitants sur 24 communes. Elle se démarque notamment par sa politique artistique et culturelle qui lui permet de régulièrement truster les premières places du palmarès des “Villes où il fait bon vivre”.

Le marché immobilier nantais

Côté immobilier, les prix sont très disparates et se situent entre 3000 et 6000 € m²  pour un prix moyen de 3500 €/m² selon les notaires.

Cela dit, ce prix connaît une évolution continue depuis 20 ans. Augmentation qui à notre sens devrait continuer dans les prochaines années, du fait de l’attractivité de la ville. 

Voici 2  chiffres clés sur Nantes à ne pas louper :

  • 100 000, le nombre d'habitants supplémentaires à l’horizon 2030
  • 14,5%, pourcentage de hausse annuelle sur 1 an au premier trimestre 2020 (selon les actes authentiques des notaires)

Quartier & Architecture de Nantes

Comme souvent, les quartiers les plus demandés sont évidemment ceux de l’hypercentre : Saint Félix, Saint Donatien et Saint Pasquier. Dans cette "première couronne de boulevards”, comme l’appellent les nantais, il est plus que difficile de trouver une maison à moins de 400 000 € même avec des travaux. Pour les appartements, on tombe très rapidement vers 4000/4500 €/m² voire 5500/6000 pour des biens de haut standing. 

 

Néanmoins, on peut trouver de belles opportunités dans des quartiers en pleine mutation comme Doulon, Vieux Doulon ou Chantenay.

Nous vous en parlions en introduction, la ville est propice aux balades. En effet, en mai 2020, la mairie a mis en place le “Plan piéton-vélo”. Cauchemar des automobilistes, bonheur des vélocipédistes, des joggers et des touristes, ce projet instaure la réduction de la vitesse à 30 km/h sur 80% de ses axes. Autre projet de grande ampleur, la rénovation de la gare de Nantes réalisée par Rudy Ricciotti, qui relie les quartiers nord et sud de la ville. Revisitée sur 4000 m², la gare doit pouvoir accueillir 25 millions de personnes en 2030 soit plus de 2 fois plus qu’aujourd’hui.

Faut-il y investir ?

La réponse est dans les lignes juste au-dessus. Oui évidemment ! Nantes est une ville portée par ses nombreux projets (la nouvelle gare, sa stratégie d’aménagement des Z.A.C., etc.) et par son dynamisme ce qui en fait une ville qui restera attractive dans le temps.

Et côté gastronomie ?

Bon, on a bien cherché mais on n'a pas trouvé grand-chose de salé à se mettre sous la dent, peut-être bien un curé nantais, mais franchement ce fromage ne casse pas trois pattes à un canard même à celui de Challans.

En revanche, côté sucré, on est servi : rigolettes, berlingots, gâteau à gogo sans oublier les 52 dents du petit-beurre LU qui nous rappelle tant de souvenirs d’enfance. Mais le grand enfant que je suis, préférera les crêpes, au sucre de la marque Beghin-Say évidemment.


Co-fondateur chez Enchères Immo